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Prolifération de la petite corruption

Prolifération de la petite corruption

La Tunisie a perdu 18 points dans le classement de Transparency International

Le Forum des sciences sociales appliquées (Fssa) vient de dévoiler les résultats d’une étude sur la corruption aux yeux des Tunisiens, menée du 10 au 17 mai, avec le concours du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud). Il en ressort que, selon la perception des Tunisiens, la grande corruption a reculé en Tunisie, notamment en ce qui concerne les marchés publics, contre une prolifération de la petite corruption ou la corruption dite «ordinaire».
L’étude par sondage qui a ciblé un échantillon de 1.205 personnes de toutes les régions du pays a montré que la petite corruption se manifeste par le népotisme (55%), la malversation (39%), la séduction et l’allégeance partisane, régionale ou syndicale.
L’étude relève que la corruption est plus ressentie dans le secteur public avec 79% contre 21 % dans le privé. Au niveau des branches d’activité, le secteur de l’emploi occupe la première place avec 49%. Viennent ensuite les douanes (40,10%), puis le secteur fiscal (37%) et enfin la police (31,20%).
Selon l’étude, la Tunisie a perdu 18 points dans le classement de Transparency International en raison de la fragilité des institutions de l’Etat et des dérives économiques et sécuritaires, a indiqué le journaliste Slaheddine Jourchi, lors de la conférence de presse tenue, hier, pour la présentation des résultats de l’étude.
La petite corruption a triplé après la révolution, aux yeux de 50% des personnes interrogées, ce qui pourrait se répercuter négativement sur le processus de transition, d’autant que ce phénomène est devenu un comportement social caractérisé et que la culture de justice et de reddition de comptes est en perte de vitesse, avec un recul de la confiance en l’Etat et en le gouvernement malgré l’amélioration de leurs performances, a indiqué Jourchi.
De son côté le président du Fssa, Abdelwaheb Ben Hfayedh, a expliqué la prolifération de la corruption dans le pays par le renforcement du poids de l’économie informelle et le manque de moyens logistiques et juridiques pour combattre ce fléau, outre la faible  mobilisation des médias et de la société civile.
Ben Hfayedh a souligné l’impératif de traquer la corruption par l’accès à l’information, l’investigation, la publication des statistiques et le lancement de campagnes de sensibilisation anticorruption.

Source: La Presse

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